27 nov. 2010
Les communes face aux risques naturels
Inondations intérieures (et phénomènes associés) :
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 20 334
Mouvements de terrain (dus à la sécheresse)
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 7 915
Mouvements de terrain (hors sécheresse)
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 1 259
Séismes
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 576
Inondations marines (et phénomènes associés)
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 471
Phénomènes atmosphériques
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans : 411
Avalanches
Communes touchées au moins une fois depuis 20 ans :40
26 nov. 2010
Un système anti crues innovant
13 oct. 2010
Une maison anti catastrophes naturelles
Les exigences du clients étaient claires. Un maximum de matériaux renouvelables, naturellement isolants et le minimum d’altération du terrain. Les architectes ont ainsi utilisé le cèdre rouge, ressource locale et isolante qui se fond naturellement dans le paysage.
7 sept. 2010
Le respect des réglementations antisismiques a épargné de nombreuses vies en Nouvelle-Zélande
Les dégâts, d'un montant estimé à 1,12 milliard d'euros, n'en sont pas moins considérables : le premier ministre néo-zélandais, John Key, a déclaré que 100 000 habitations, soit deux sur trois dans la région, ont été endommagées. L'électricité et l'eau courante ont été rétablies dans la plupart des sites, mais 200 personnes se trouvaient encore dans des centres d'hébergement d'urgence, lundi 6 août. L'état d'urgence a été prolongé jusqu'à mercredi et l'armée déployée pour prévenir tout pillage.
Comment expliquer que ce séisme ait fait si peu de victimes ?
Une des raisons pour lesquelles le bilan humain a été presque nul, c'est que les bâtiments sont bien construits. La plupart disposent de charpentes en bois, en conformité avec le code de l'architecture. Celui-ci tient compte de l'expérience tirée de nombreux séismes qui par le passé ont été meurtriers, notamment dans les immeubles en brique. On évite désormais ce type de maçonnerie. Mais ce bilan tient aussi probablement à une bonne dose de chance.
Le pays a ensuite vécu pendant plusieurs décennies sans connaître de séismes de grande ampleur, avant une recrudescence à la fin du siècle. Si bien qu'il bénéficie d'une bonne préparation et d'une planification solides. Le respect des réglementations antisismiques a épargné nombre de vies en Nouvelle-Zélande.
25 oct. 2009
La Banque Mondiale pour la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles

Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles totalisent 190 milliards de dollars, soit plus du double de la moyenne annuelle (81 milliards de dollars) enregistrée sur la même période. L’Asie reste le continent le plus touché par les catastrophes naturelles.
Entre autres conséquences, ces catastrophes naturelles récurrentes affectent les biens et les moyens de subsistance des pauvres, font baisser les revenus des familles et entraînent une hausse du taux des abandons scolaires.
Enfin, en endommageant les équipements hospitaliers et en perturbant l’organisation des systèmes de soin, les catastrophes naturelles empêchent l’accès aux soins de santé. On estime que plus de 3,4 milliards de personnes dans le monde sont exposées à au moins un risque de catastrophe naturelle ; 770 millions se trouvant sous la menace de plusieurs.
Une étude menée conjointement par la Banque mondiale et l’université de Columbia a permis d’identifier 86 ‘points chauds’, des pays fortement exposés à d’importantes pertes humaines et économiques en raison de catastrophes naturelles majeures, telles que les cyclones, les tremblements de terre, les inondations, les sécheresses, les éruptions volcaniques et les glissements de terrain.
De plus, le Rapport d’évaluation mondial sur la réduction des risques de catastrophes naturelles conclut que le risque de catastrophe augmente de plus en plus vite dans les pays à faible revenu et ceux à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, qui connaissent un développement économique rapide ; et que ces pays aux économies fragiles, tels que les petits Etats insulaires en développement et les pays en développement sans littoral, sont moins résistants face à ces catastrophes.
Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles sont 20 fois plus importantes (en pourcentage du PIB) dans les pays en développement que dans les pays développés.
Le changement climatique, la croissance démographique, l’accélération de l’urbanisation et la dégradation de l’environnement risquent d’accroître la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles.
Les pays en développements sont les plus exposés au risque, en raison de leur manque de ressources financières et matérielles, notamment en matière de technologies et de capacités institutionnelles. Ils n’ont pas les moyens de prendre les mesures nécessaires pour prévenir ou réduire les risques futurs et pour s’adapter aux changements climatiques.
De tels désastres peuvent en une poignée de secondes réduire à néant des décennies de développement. Par conséquent, la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles relève autant du développement économique que de la nécessité humanitaire.
La réduction des risques liés aux catastrophes naturelles fait partie intégrante de la lutte contre la pauvreté. Les programmes de réduction des risques, judicieux et financièrement adaptés, comme les systèmes d’alertes rapide, le renforcement des normes de construction et les stratégies de préparation aux situations d’urgence, représentent la meilleure des défenses face à de futures catastrophes.
La Banque mondiale renforce son rôle dans la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles : Depuis plus de 25 ans, la Banque mondiale prend part à des opérations de redressement et de reconstruction. L’aide aux victimes de catastrophes naturelles a représenté 9,4 % du total des engagements pris par la Banque entre 1984 et 2005. Cette proportion n’a cessé de croître au fil des années. Sur les quatre dernières années fiscales, la Banque a approuvé un montant de 9,2 milliards de dollars destiné à plus de 215 projets liés à des catastrophes, comprenant, en plus des prêts, des actions d’assistance technique.
Les catastrophes naturelles ont tendance à être plus intenses, plus fréquentes et plus meurtrières et à causer des pertes économiques accrues. Afin de contrer cette tendance véritablement alarmante, la Banque mondiale a modifié son approche. Au-delà de l’assistance immédiate aux pays sinistrés, elle investit maintenant dans la réduction des risques de catastrophes, notamment dans la préparation à ces dernières qui représente un élément clé de ses stratégies sectorielles et de réduction de la pauvreté.
En collaboration avec les Nations Unies et avec des donateurs majeurs, la Banque a joué un rôle central dans la création du Dispositif mondial de réduction des catastrophes et de relèvement (GFDRR). Lancé en septembre 2006, le GFDRR offre un soutien technique et financier aux pays exposés aux risques de catastrophes, afin qu’ils deviennent moins vulnérables et qu’ils s’adaptent aux changements climatiques. Le GFDRR travaille en étroite collaboration avec les agences des Nations Unies, les gouvernements clients, les bureaux régionaux de la Banque mondiale et d’autres partenaires.
En à peine plus de trois ans, le Dispositif mondial de réduction des catastrophes et de relèvement (GFDRR) est devenu le principal partenariat mondial spécialisé dans la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles. Il apporte à la fois un soutien préventif aux pays à haut risque et une assistance aux pays sinistrés pour leur permettre de passer plus rapidement de la phase de relèvement à celle de développement.
Parmi les premiers résultats, on peut relever les éléments suivants. Grâce à l’aide technique et financière du GFDDR, les deux tiers des pays les moins développés de la planète améliorent actuellement leurs capacités de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles, de préparation aux situations d’urgence et de mise en place la d’institutions.
Trente des pays les plus à risque ont élaboré un cadre détaillé de gestion des risques permettant de réduire la survenue de catastrophes.
Chaque pays affecté par une catastrophe naturelle majeure depuis 2008 a accéléré son relèvement grâce au soutien du Dispositif mondial de réduction des catastrophes et de relèvement (GFDRR).
La Banque mondiale s’est engagée dans un partenariat à long terme avec le GFDRR afin d’apporter son soutien à une coopération régionale et mondiale renforcée sur la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles.
Un nombre de plus en plus important de pays tels que la Guyane, Haïti, l’Inde, l’Indonésie, le Niger, les Philippines, le Rwanda, le Togo et le Yémen ont fait de la gestion des risques un élément stratégique prioritaire de leurs stratégies de développement.
De plus en plus de pays prennent des mesures concrètes de mise en place de stratégies proactives de réduction des risques de catastrophes. Par exemple, Madagascar améliore ses normes en matière de construction et d’infrastructures ; l’Indonésie et le Vietnam mettent en place leurs propres Plans d’actions stratégiques nationaux pour la réduction des risques de catastrophes ; la République Démocratique Populaire Lao améliore ses systèmes de gestion des inondations ; Haïti renforce ses écoles et hôpitaux, le Yémen met en place une fondation institutionnelle et légale destinée à la réduction des risques de catastrophes et la Cambodge élabore des plans d’adaptation sectoriels dans le transport, l’agriculture, l’éducation, la santé et les affaires sociales au niveau provincial.
De plus en plus de pays sont mieux préparés à la conduite d’évaluations post-catastrophes grâce aux programmes de formation du GFDRR en méthodologies d’évaluation des dégâts et pertes.
Autre initiative nouvelle, l’évaluation menée conjointement par la Banque mondiale et les Nations Unies sur l’économie de la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles, qui permettra pour la première fois d’évaluer globalement la fiabilité des arguments économiques accordant à la gestion de la réduction des risques de catastrophes une place centrale dans le développement durable.
9 oct. 2009
De l'eau avec du vent
Une idée qui est en train de se concrétiser : l’inventeur a déjà déposé des brevets, présenté un prototype au Proche-Orient et des acheteurs aux Etats-Unis et en Inde ont été interpellés par son slogan : "vous nous donnez le vent, on vous donne de l’eau".Comment marche cette éolienne "Air-Eau" ? Le principe de base est celui de la condensation. Il s’agit en fait de récupérer l’humidité qui est naturellement présente dans l’air. L’éolienne tourne, l’air ainsi aspiré s’engouffre et se condense, puis est stockée dans le mat avant d’être filtrée pour devenir potable.
A terme, il sera ainsi possible de produire jusqu’à 300 litres d’eau par jour. Testé dans les Alpes-de-Haute-Provence, le système devrait être encore plus efficace dans un pays au climat tropical humide.
Avec sa société, Eole Water, Marc Parent espère "venir en aide à toutes les populations qui ont besoin d’eau". En cas d’absence de vent, le même système peut fonctionner avec des panneaux photovoltaïques. Un modèle transportable a aussi été créé pour être déployé en cas de catastrophe naturelle. En plus de l’eau, de l’électricité pourra ainsi être fournie aux populations sinistrées.
Les tendances de la grippe avec Google
Sous le nom de Google Flu Trends , il couvre aujourd'hui 20 pays dans le monde et diffuse ses informations en 37 langues. Le Bulletin EuroSurveillance rend compte de l'initiative, avec des appréciations prudentes. Il souligne par exemple que le dispositif "ambitionne de compléter les systèmes traditionnels de surveillance de la grippe utilisés par la Communauté scientifique internationale, comme le Centre européen de Contrôle et de Prévention des maladies (ECDC), et le Réseau européen de surveillance de la grippe (EISN)."22 sept. 2009
Un drone suisse de Sécurité Civile

Haïti face aux Cyclones

Les agences des Nations Unies préparent un plan en appui aux efforts nationaux, qui vise notamment à renforcer la coopération avec la MINUSTAH en termes de logistique et d’information.
Les Nations Unies prévoient aussi une approche de coordination par secteurs : l’agriculture, l’aide alimentaire, les abris provisoires, la coordination logistique, l’eau et l’assainissement, l’éducation, la nutrition, la protection de l’enfance, la protection des femmes, les droits humains, le relèvement immédiat, la santé et les télécommunications.
Chaque groupe a déjà stocké des articles indispensables et de la nourriture et a identifié ce qui reste à pourvoir et qui nécessite des fonds supplémentaires.
S’agissant précisément de la préparation à la saison cyclonique 2009, le PAM a par exemple pré-positionné 30.000 tonnes de produits alimentaires dans quatre endroits stratégiques : Port-au-Prince, Gonaïves, Cap Haïtien et Jacmel.
Un autre pré-positionnement de 112.000 tonnes de biscuits protéinés sont pré-positionnés auprès des organisations non gouvernementales (ONG) partenaires dans 14 localités : les Cayes, Tiburon, Jérémie, Thyotte, Côte de Fer, Baradères, Anse-à-Vau, Miragoane, Passe-Catabois, Port de Paix, Jean-Rabel, Fonds Verrettes, Ile de la Gonâve et Gros Morne.
Le PAM, à travers le groupe qui s’occupe de la logistique, a pré-positionne près de 50 véhicules tout-terrain qui sont prêts à être déployés sur les lieux en cas de sinistre.
Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations a dressé une liste officielle de 884 abris provisoires pour aider la direction de la Protection Civile à travers le pays.
Enfin le groupe chargé de la santé, sous la responsabilité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a stocké des kits de base et des kits sanitaires pour 50.000 personnes pendant 3 mois, 8 kits chirurgicaux, des vaccins pour 25.000 personnes ainsi que 1.000 doses de sérum antitétanique.
5 août 2009
La prévention des inondations reste insuffisante
Le bilan dressé par le rapport est sévère. D'abord sur les actions de communication, qui « restent trop générales et ne sont pas ciblées sur de l'information préventive ». A l'époque de la catastrophe de l'Aude, la ministre de l'Ecologie d'alors, Roselyne Bachelot, avait promis la généralisation de repères de crues, destinés à éviter que les populations oublient la menace de la montée des eaux. « Certains messages pourtant déjà payés aux communes ne sont toujours pas posés », déplore le rapport, qui reconnaît que les 47 conventions signées avec les collectivités ont permis d'accélérer l'engagement des maîtres d'ouvrage et permis d'avoir une approche globale du problème.
Après examen de ce rapport publié en avril et récemment mis sur le site du ministère, une circulaire a été envoyée aux préfets leur demandant de faire un bilan des programmes d'action dont ils ont la charge.





