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19 oct. 2013

Plan communal de sauvegarde exercice à Saint-Germain-et-Mons

Depuis le début de l'année, le Conseil municipal de Saint-Germain-et-Mons, commune de moins de 800 habitants située à 12 km de Bergerac (Dordogne) a travaillé à la mise en place du Plan communal de sauvegarde. Un plan d'organisation d'urgence qui se devait d'être validé par un exercice grandeur nature. C'est vendredi 18 octobre que s'est déroulé cet exercice, reposant, entre autre, sur l'efficience des relais de quartier chargés de couvrir la commune, selon un découpage de 11 zones d'habitat distinctes. Voici le film de cet exercice, lancé à 20 heures par un bulletin d'alerte de la préfecture, faisant état de risques d'inondations et de glissements de terrains, consécutivement à de fortes précipitations.

 20 h 14, à la mairie. Le maire et son adjoint contactent les membres du Poste de commandement communal (PCC).

 Dans le même temps, dans un bureau voisin, une autre adjointe, convoque les Relais de quartier (RDQ).

 20 h 22, les premiers RDQ arrivent à la mairie et signent la fiche de présence

 Ensuite, les RDQ se regroupent à la Maison des associations, où leur sont remises leurs fiches de quartiers.

 20 h 30, dans l'attente du message d'alerte à remettre à la population, une petite révision des fiches s'impose

 20 h 51, messages d'alerte en mains, les premiers RDQ quittent la Maison des associations

 21 h 05, les RDQ sont à pied d’œuvre sur le terrain

 Tout au long de la soirée, ils vont aller à la rencontre des habitants, en porte à porte

 21 h 55, les premiers RDQ sont de retour à la Maison des associations

 22 h 20, à la mairie, le PCC commence à exploiter les informations recueillies

 22 h 30, à la Maison des associations, pour les RDQ, le moment est venu de décompresser

22 h 55, à la mairie. L'exercice est terminé. Avec l'aide des conseillers militaires, c'est le moment de faire un premier debriefing, à chaud

Source: Sud Ouest

2 févr. 2012

Dans les Landes, deux communes s'équipent d'une solution satellite pour communiquer en cas de crise

Suite à la tempête Klaus de janvier 2009, au cours de laquelle le réseau téléphonique de certaines communes a été interrompu pendant plus d'une semaine, l'Association des Maires des Landes s'est mise en quête d'une solution de communication alternative fonctionnelle, y compris en cas de crise majeure. Après une expérimentation de six mois, l'association a passé un marché public. Ce jeudi 2 février, deux communes, Ondres et Begaar se sont officiellement équipés de liaisons téléphoniques et internet par satellite, garantissant aux maires un moyen de communication pour maintenir le contact avec les organismes de secours.
Les villes d'Ondres et de Begaar sont les 2 premières communes landaises à s'équiper d'une solution satellite pour conserver un moyen de communication en cas de crise. C'est une première en France, initiée par l'Association des maires des Landes, qui aide financièrement les communes à s'équiper d'une telle solution pour sécuriser un lieu de vie défini par le maire et assurer ainsi une continuité de service en période de crise. France Télécom-Orange a été retenu, via sa filiale NordNet, par l'Association des Maires des Landes pour la mise en oeuvre de cette solution satellitaire.
Dans ce cadre, les mairies des Landes ayant adhéré au Plan communal de sauvegarde bénéficient d'une offre sur-mesure de NordNet, sous la forme d'un abonnement incluant l'accès Internet Haut-Débit et la téléphonie (VOIP) par satellite. L'Association des Maires des Landes prend, quant à elle, à sa charge les coûts liés à la fourniture et à l'installation des équipements (parabole NordNet et boitiers de connexions).
En cas de crise, la commune disposera donc, dans le lieu de vie sécurisé défini par le maire, d'un accès Internet Haut-Débit par satellite, d'une ligne et d'un numéro de téléphone par satellite. Cet équipement est également complété d'un routeur Wi-Fi pour partager, si le maire l'autorise, la connexion sur plusieurs ordinateurs de ses administrés ainsi que 6 adresses de courriels électroniques. Un dispositif précieux en cas de nouvelle tempête.

27 oct. 2011

PCS non réalisés : l'Etat menace de frapper au porte monnaie


Interrogée par les grands medias lors de la présentation de la nouvelle vigilance météorologique de météo France, la ministre du ­Développement durable a rappelé la nécessité pour les communes de mettre en place un plan communal de sauvegarde.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, « ces plans contiennent des procédures d'alerte et d'évacuation adoptées par les communes ».
Afin d'inciter les municipalités à les élaborer, l'État a conditionné le financement des programmes d'action de prévention des inondations portés par les villes, connus sous l'acronyme « PAPI », à l'établissement d'un plan communal de sauvegarde. De plus, les communes pour lesquelles un plan de prévention des risques est prescrit doivent dorénavant y adjoindre un PCS.
Toutefois, la mesure de l'opérationnalité de ces plans d'organisation pour le jour « j » nécessite pour les villes de réaliser des exercices de simulation. 
Aussi, depuis cette année, l'attribution des financements de l'Etat va en priorité aux communes qui se sont investies dans la mise en œuvre d'un exercice.
La prise en mains du PCS au travers des exercices figure donc parmi les critères permettant d'accorder ou non des aides. D'autre part, les préfets ont reçu ordre d'être très vigilants au développement de ces entraînements. 
Sources: la lettre de sécurité-commune-info du 26.10.2011

23 mai 2011

Risques Majeurs, seulement une commune sur 5 est prête

Seules 20% des 10.546 communes françaises les plus menacées par des risques majeurs, ont mis au point un plan communal de sauvegarde (PCS) qui organise la mobilisation en cas de catastrophe, a déploré le 22 mai un responsable du ministère de l'Intérieur. "20% de plans, c'est insuffisant, même si 2.349 PCS sont en cours d'élaboration", a déclaré le chef du bureau des risques majeurs au ministère de l'Intérieur, Guillaume Dederen, devant le Haut comité pour la défense civile (HCFDC) réuni au Sénat.


Créés par la loi en 2004, ces PCS communaux sont obligatoires pour les 10.546 communes soumises par les préfectures à des plans d'exposition au risque. Les maires de ces communes doivent élaborer ces plans qui recensent notamment les moyens humains et matériels -véhicules, groupes électrogènes, locaux non-inondables- dont elles disposent, les numéros de téléphone des populations fragiles afin d'organiser les secours face à des inondations, raz de marée, accident de transport chimique,... 
Pour le chef du bureau de l'Alerte, de la planification et de la préparation aux crises au ministère, Christophe Carol, les freins à l'élaboration de ces PCS sont la charge de travail des maires, la volonté de ne pas effrayer les populations, la peur que l'Etat se décharge de ses responsabilités, l'absence d'une culture du risque.




Sources: TF1

17 févr. 2011

Le Gouvernement veut renforcer la prévention des inondations

Tempête Xynthia, inondations dramatiques dans le Var : la France est sous la menace permanente de submersions marines et d'inondations brutales. Comment améliorer la prévention et renforcer la sécurité des habitants ?


C'est l'objet du plan national submersions rapides qui vient d’être validé par le premier ministre, après une concertation conduite de juillet 2010 à début février 2011. Doté d’un budget de 500 M€, ce plan comprend plus de 60 actions concrètes. Ce dispositif complet vise à mieux maîtriser l’urbanisation dans les zones dangereuses, améliorer la vigilance météo et l’alerte des populations, et renforcer la fiabilité des digues.

1. Maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques

Accélération des plans de prévention des risques (PPR) littoraux. Dans un délai de 3 ans, 242 nouvelles communes littorales devront être couvertes par un PPR.

Les PPR de 68 communes seront également révisés ; la prise en compte des risques en amont dans les stratégies d’aménagement sera encouragée. Aucune construction de digue ne pourra être autorisée pour ouvrir de nouveaux secteurs à l’urbanisation. L'’Etat proposera à la fin 2011 un référentiel technique officiel de travaux de prévention du risque d’inondation dans l’habitat existant, qui servira de support aux professionnels (bâtiment, experts, administration) pour définir, prescrire, ou réaliser des travaux.

2. Améliorer les systèmes de surveillance, de prévision et d’alerte

Mise en place par Météo France d’une vigilance spécifique météo « vagues-submersions » pour fin 2011. Pour chaque département littoral, elle définira grâce au code couleur en vigueur – vert, orange, rouge - un niveau de vigilance, en fonction des prévisions de niveau de mer et de hauteur des vagues. Une meilleure couverture du territoire par le renouvellement et le renforcement du réseau de radars hydrométéorologiques. Ce plan radar sera réalisé sur 10 ans et représente un investissement supplémentaire de Météo France et du ministère du développement durable de 10,6 M€. 1,4 M€ seront mobilisés dès 2011. L’extension du réseau de cours d’eau surveillé par l’Etat. 20 800 km de cours d’eau font actuellement l’objet d’une surveillance par l’Etat sur le territoire métropolitain. Aux extensions déjà prévues - pour un linéaire de l’ordre de 600 km sur 2010 et 2011 – s’ajouteront dans les deux ans qui viennent celles actuellement à l’étude.

3. Renforcer la fiabilité des digues

L’engagement de 1 200 km de travaux de confortement d’ouvrages est prévu sur la période 2011-2016 et l’Etat mobilisera pour cela des ressources de l’ordre de 500 M€.

Le travail de recensement des digues sera achevé d’ici la fin du 1er trimestre 2011 pour les digues fluviales et d’ici la fin de l’année pour les ouvrages maritimes. Les services de contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques (digues et barrages) ont été regroupés au sein des Directions Régionales de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, et renforcés à hauteur de 50 postes sur 2009-2011.

4. Développer une véritable culture du risque

Les plans communaux de sauvegarde, procédures visant à préparer et organiser la commune pour faire face aux situations d'urgence, seront rendus obligatoires dès prescription d’un plan de prévention des risques. Actuellement ils ne sont mis en place que pour les PPR approuvés. La ministre de l'Ecologie a également lancé un nouvel appel à projets Papi, programmes d’actions de prévention des inondations.

Ces contrats entre un maître d’ouvrage, l’Etat, les collectivités locales permettent de déployer sur un bassin de risques une politique cohérente, qui prend en compte tous les aspects de la prévention : maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risques, réduction de la vulnérabilité du bâti existant, protections, alertes, information préventive…

Cette nouvelle génération de Papi intègre désormais explicitement le risque de submersion marine. 48 Papi ont été financés depuis 2002. Afin d’assurer la cohérence de la politique de gestion des risques d'inondation, la ministre a annoncé la mise en place d’une nouvelle gouvernance, ouverte aux collectivités territoriales et à la société civile. En effet, il ne peut exister de politique de prévention des inondations efficace et pertinente sans un effort collectif et un dialogue constant entre tous les acteurs concernés.


Sources: maxisciences.com

1 juin 2009

Toulon lauréate du Pavillon orange pour la sauvegarde des populations

Des fortes pluies pourraient un jour entraîner la crue du Las ou de l'Eygoutier, les deux rivières de Toulon. Un accident à la base navale (avec ses sous-marins à propulsion nucléaire) ou à la Pyrotechnie, ou encore lors d'un transport de matières dangereuses, peut entraîner des conséquences très graves pour la population.

En août 1999 : 55 hectares de forêt avaient brûlé au-dessus de la corniche du Faron. Sur ce massif, d'ailleurs - ainsi qu'au niveau des falaises en bord de mer - des glissements de terrain, chutes de pierres, écroulements rocheux ou affaissements de terrain sont toujours possibles. Reste aussi une éventuelle rupture du barrage de Dardennes, mais avec une faible probalité tout de même.

Un dossier d'information communal des risques majeurs existait déjà. Mais pour lutter avec plus d'efficacité et renforcer la sécurité des populations, la municipalité a concrétisé un certain nombre d'actions. Elle a notamment établi un plan communal de sauvegarde des populations.

Ses efforts sont aujourd'hui récompensés : la ville est lauréate du « Pavillon orange pour la sauvegarde des populations » avec trois étoiles. Ce label a été décerné par le Haut comité français pour la Défense civile. Comme le pavillon bleu, il se fonde sur des critères très précis : formation des équipes, moyens d'information de la population, prévention, astreinte et alerte, capacité à développer des actions de terrain en phase d'urgence, maintien opérationnel du dispositif dans le temps... mais aussi implication de la municipalité. Celle-ci a notamment dégagé un poste de commandement et du budget.

Pour ce label, Toulon a obtenu une note maximum que savoure le maire Hubert Falco : 94,50 %.
Autre détail non moins important : en France, seules trois grandes villes ont obtenu le label doté trois étoiles orange : Toulon, Lille métropole et Saint-Etienne.

Sources : Var Matin, HCFDC

31 mai 2009

Exemple de test d'un Plan Communal de Sauvegarde

Afin de tester son Plan Communal de Sauvegarde, la commune de Saint Etienne de Saint-Geoirs (2.216 habitants - Isère) a réalisé un exercice le 26 Mai. Organisé par l’IRMa et les pompiers de Saint-Étienne de Saint-Geoirs, le scénario simulait un accident de transport de matières dangereuses se produisant sur un rond-point de la commune.


A 14h00, un véhicule percute un camion citerne contenant du GPL entre la route de l’aéroport et celle de Brezins : une victime, des organes de raccordement endommagés et le déversement du carburant sur la voie publique…

Les pompiers sur place préviennent aussitôt l’élu d’astreinte qui se rend sur les lieux. Devant l’ampleur du phénomène, Michel Veyron (en l’occurrence l’élu référent sur les risques) présent sur les lieux, comprend la nécessité d’activer le Plan Communal de Sauvegarde de la commune.
Dès lors, une série d’actions visant à protéger et informer la population seront mises en œuvre de manière fictive… un exercice riche d’enseignement pour le personnel municipal et les élus !

Aussitôt de retour en Mairie, dans une petite salle organisée pour accueillir le Poste de Commandement Communal, l’élu d’astreinte ouvre le « placard PCS » : classeurs, talkies-walkies, chasubles sont sortis,… et les membres du PCS sont aussitôt contactés : standard, main-courante, responsables des cellules « terrain » et « soutien et réconfort » s’organisent alors :

- des barrières sont acheminées pour sécuriser un périmètre de 300m
- la salle des spectacles est ouverte pour accueillir les premières personnes évacuées du périmètre immédiat
- la police municipale prévient la population au travers d’un ensemble mobile d’alerte

Une heure après le déclenchement de l’exercice, de manière à « corser » la situation qui dans un premier temps est bien gérée par les joueurs, le COS se rend en Mairie et fait un point de situation :

Aux vues des risques d’incendie et d’explosion, une évacuation totale de la population présente dans le périmètre doit être réalisée.
Par ailleurs, les opérations de dépotage qui seront effectuées sur la citerne devant durer jusqu’au soir, il est nécessaire d’organiser l’accueil et la confection de repas.
A ces informations s’ajoutent de nombreux appels fictifs en mairie d’habitants inquiets (personnes âgées, directrice de l’école,…) qui font « monter la pression ». La commune se prend au jeu :
- Estimation de la population par secteur et définition des points de regroupement
- Contact des transporteurs et des supermarchés
- Rédaction d’un communiqué … Rien n’est oublié !

Deux heures après l’accident, l’exercice prend fin et un débriefing à chaud est organisé.
Un bilan positif de cette simulation qui a permis de mettre en évidence les points suivants :
- l’organisation mise en place est cohérente au regard des compétences et des moyens humains de la commune
- les outils du PCS sont opérationnels (annuaires, fiches réflexes, répartition des rôles…)
Quelques améliorations, davantage organisationnelles, seront tout de même à apporter :
- la modification de la localisation du PCC (la salle s’avérant trop petite pour l’organisation mise en place)
- la mise en place de cartes, paper-board,… et autres outils pratiques au sein de la cellule de crise
- la structuration de la communication entre le standard, le chargé de communication et les autres acteurs du plan

Source: Institut des Risques Majeurs - Grenoble

26 mai 2009

Plan Communal de Sauvegarde pour CASTELMAYRAN



Castelmayran

Tarn et Garonne (82)

830 habitants


À l'invitation du maire Jean-Claude Giavarini, les Castelmayranois étaient invités à une réunion d'information portant sur le plan communal de sauvegarde.
Son objectif est de permettre à la commune de faire face à une situation de crise ou de catastrophe naturelle en réagissant rapidement dans l'attente des secours traditionnels. Pour cela, il est nécessaire de déterminer les mesures immédiates de sauvegarde et de protection, de fixer l'organisation de l'alerte et les consignes de sécurité, de recenser les moyens disponibles et de soutien à la population.
En plus des élus, ce plan prévoit que 10% de la population puisse aussi s'investir pour apporter leur aide en attendant l'intervention des pouvoirs publics. Des réunions d'information et de préparation auront lieu prochainement pour continuer à mettre en place ce plan. Les personnes désirant participer à cette action en mettant leur savoir-faire et leurs compétences au service de tous peuvent s'inscrire à la mairie.
Source : La Dépêche

22 mai 2009

Plan Communal de Sauvegarde pour SAMATAN



SAMATAN

Gers (32)

1.832 habitants

Après la tempête Klaus de janvier et les dispositions prises par la cellule de crise, la municipalité reconnaît la nécessité de mettre en place un plan communal de sauvegarde qui a pour but de s'organiser face à de tels événements. Ce sera chose faite d'ici le mois de septembre.

Source : La Dépêche

21 mai 2009

Plan Communal de Sauvegarde pour LE HAILLAN


LE HAILLAN
Gironde (33)
8.378 habitants


Afin de faire face à toute catastrophe ou sinistre naturel, le Conseil Municipal a décidé d'élaborer un plan communal de sauvegarde, afin d'apporter toute l'aide possible aux services de l'État face aux événements touchant la sécurité civile. Isabelle Lalanne est l'élue référente pour mener à bien l'élaboration du plan.

Source: Sud Ouest

Plan Communal de Sauvegarde pour PONT A VENDIN



PONT A VENDIN
Pas de Calais (62)
2.900 habitants




C'est à l'hôtel de ville que le maire, Bernard Ogiez, a convié les représentants des forces publiques du commissariat de Carvin et de la caserne des pompiers afin de remettre le plan communal de sauvegarde établi par la municipalité.
Comme l'a précisé Alain Lohez, adjoint au maire, « il s'agit d'un document important car il a pour vocation de pouvoir régir des situations d'urgence, et par conséquent de prévoir, lors d'un événement grave, toute éventualité d'une organisation afin de sauvegarder les vies, diminuer les dégâts et protéger l'environnement ».
Il s'agit donc d'un plan communal d'urgence qui implique le recensement des risques sur la commune, des moyens disponibles, l'organisation pour assurer une alerte et ensuite l'information.
Cette action permet ainsi de répondre à l'obligation de diligence du maire sur sa commune comme il l'est stipulé dans le Code général des collectivités territoriales : « Faire cesser les accidents et fléaux calamiteux (...), pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et prescrire l'exécution des mesures de sûreté ».
Source: Nord Eclair

Continuité de services : les leçons de Klaus, la tempête des Landes

Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, une tempête cyclonique a balayé le Sud-ouest de la France avec des dégâts considérables. Enquête sur le terrain: quels enseignements en tirer?


Un colloque sur la gestion des risques, organisé il y a quelques semaines par l’IMdR et l’AFPCN (**), a permis un retour d'expérience sur les impacts et les conséquences du cyclone Klaus. Le directeur de cabinet du préfet des Landes s'est prêté à l'exercice. Beaucoup de points intéressants à en retenir.

Campons le décor, pour mémoire : des vents soufflant à 172 km/h à Biscarosse, un bord de mer en furie. Et des conséquences quasi-immédiates : 200.000 clients d’EDF ont été privés d’électricité, sur les 240.000 que compte le département. Environ 50.000 habitants se sont retrouvés sans eau potable, 45.000 abonnés sans téléphone fixe, une grande partie des réseaux mobiles ont été mis hors service… sans oublier les dégâts causés à l'agriculture et à l'industrie sylvestre, fleuron de ce département.

Quel enseignements peut-on en retenir ?

1- L’anticipation, ou la prévention sont utiles à la préparation : prévenue par Météo-France suffisamment à l’avance, la préfecture a pu faire arrêter assez tôt la circulation des bus et des poids lourds, lequels auraient été directement exposés à la tempête ; de même il fut possible de pré-positionner, en certains lieux, divers moyens de secours. Prévenir les conséquences et se préparer au sinistre: deux attitudes qui se sont avérées payantes. Il est intéressant de s'interroger: cette démarche ne serait-elle pas généralisable à d’autres moyens?

2- La forte dépendance à l'alimentation électrique est générale: les coupures d’eau, de téléphonie fixe et mobile s’expliquent parfois par les dégâts causés directement par la tempête sur les installations. Mais la plupart du temps, leur interruption de service a pour origine une rupture d’alimentation électrique.
Sans électricité, les pompes ne peuvent plus alimenter les réseaux en eau potable, les stations d’épuration ne fonctionnent plus, beaucoup d'équipements d'opérateurs de télécommunications, fixes ou mobiles, sont mis hors service. Cette dépendance au tout électrique (qui n’était pas aussi forte avec les technologies d’autrefois) est une cause de panne commune, trop négligée chez les opérateurs de service.
L’informatique est présente partout, les machines ont beau être redondantes et fiables, la panne d’électricité, elle, est rarement prévue. On peut se demander si le cahier des charges des opérateurs de téléphonie mobile n’est pas insuffisant sur ces points : en effet le moindre centre informatique de quelque importance dispose d'alimentations de secours (batteries ou générateurs diesel) et ne se repose pas entièrement sur son fournisseur.
Or, il semble qu’il en aille autrement avec les moyens techniques que les opérateurs déploient sur le territoire. Bien sûr, le surcoût d’un secours généralisé serait important, mais la non prise en compte du risque de coupure d’alimentation électrique surprend en première analyse.
Est-ce une insuffisance en maîtrise de risque ? Est-ce pour se défausser sur un fournisseur ? Il serait bon de reconsidérer ces points. Les opérateurs très dépendants doivent pouvoir disposer de quelques moyens mobiles, comme des générateurs de courant capables de les protéger, durant un certain temps. Le partage des responsabilités entre le fournisseur (EDF ou autre), le réseau distributeur (ERDF) et l’opérateur (de télécoms dans ce cas) semble mal vécu en cas de crise. Ne faut-il pas le réétudier maintenant que la crise est passée ?

3- Le télé-pilotage surprend : tout étant informatique, tout peut se surveiller à distance ! La personne qui peut vous renseigner sur l’état de fonctionnement du relais près de chez vous se trouve ainsi dans un centre de surveillance en Région parisienne quand ce n’est pas en Tunisie ou sur l’Ile Maurice…
Cet état de fait, connu depuis longtemps des informaticiens, surprend les coordonnateurs de secours sur place. Il est vrai que les opérateurs là encore, ont investi pour surveiller, détecter les pannes et résoudre à distance ce qui peut l’être, avec un certain succès d’ailleurs. Mais, avec Klaus, les limites du modèle sont atteintes et dépassées : les moyens à activer sur place ne sont pas télé-pilotables, ce sont des groupes électrogènes qu’apporte un ERDF par exemple.
Une connaissance du terrain est donc indispensable et n’existe pas. On peut d’ailleurs noter que les opérateurs auraient pu prévoir des moyens de secours télé-activables -au moins pour partie. L’impression qui ressort est que les opérateurs ont fait l’impasse : il faut intervenir sur place et ils ne le peuvent pas. Tout retombe alors sur le « fournisseur électrique ». Or, des moyens de secours télé-activables sont envisageables : cela n’a visiblement pas été fait. Le dosage entre le « tout télé-piloté » et « l’intervention sur place obligatoire » est probablement à réétudier. Un équilibre viable en termes de coût et d’efficacité peut être atteint.

4- La notion de service dégradé est mal ressentie : les chiffres présentés sont plus favorables que lors de la tempête de fin 1999 : à j+7 on comptait 97% des foyers rétablis en électricité en 2009 ; ce chiffre était de 84% en 1999. Et pourtant les 331 maires sont insatisfaits. Ce mécontentement est essentiellement dû au fait que «rétablis» ne veut pas dire «reconnectés » mais plus souvent raccordés à un groupe électrogène. Les groupes ayant une puissance limitée à partager avec son voisin et une autonomie en fioul bornée.
Cette propension à rétablir un service dégradé plutôt que de réparer la cause origine est bien connue depuis une dizaine d’années chez les informaticiens. Les approches industrielles des divers opérateurs ne font que renforcer cette tendance à mener de front "mode dégradé rapide" et "réparation sur le fond", moins contrainte sur la durée.
Le monde de l’informatique utilise pour cela des « conventions de service » qui décrivent et éventuellement permettent de négocier ce que sera le mode dégradé. Pourquoi ne pas généraliser une telle démarche ?

5- Il faut concilier les approches : souvent ERDF, par exemple, se projette avec des moyens techniques et des hommes mais n’a pas les relais locaux connaissant le terrain. Inversement, des maires listent et ordonnent des priorités d’interventions dont ERDF ne tient pas compte par simple ignorance. La perte d’efficacité est évidente et l’insatisfaction latente et compréhensible.
L’approche industrielle d’ERDF par exemple peut tout à fait tenir compte d’un plan d’actions communal si celui-ci est connu, communiqué et quasi standardisé. L’approche des «plans communaux de sauvegarde» sert d’ailleurs à cela.
Il faut noter que les divers « plans » prévus dans le cadre ORSEC (plans de continuité des opérateurs de service, plans blancs des hôpitaux, etc.) peuvent permettre d’établir à l’avance un langage commun et une certaine compatibilité d’actions entre les intervenants et responsables. Le Préfet peut impulser cette conciliation des approches.

Ce bilan tiré de ce triste sinistre montre que nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Les opérateurs sont confrontés à des dépendances nouvelles qu’ils doivent apprendre à réduire. Les responsables locaux (maires, préfet, Sécurité civile...), face à ce paysage technologique nouveau, doivent refléter une évolution des exigences qu’il est nécessaire de formuler et normaliser.

(**) IMdR : Institut de Maitrise des Risques ; AFPCN : Association Française de Protection des Catastrophes Naturelles.

Sources : Emmanuel Besluau, Consultant, Duquesne Group, auteur du livre « management de la continuité d’activité » aux Editions Eyrolles 2008 , www.silicon.fr